Lettre à mon Viking – Connecter avec son enfant

img_1559Ce billet mon petit homme, il est pour toi. J’ai beaucoup hésité, il me trotte dans la tête depuis un bon mois. Je crois que de l’écrire, me permettra de mieux comprendre la situation. Plus tard, je pourrai te le faire lire et on aura une belle discussion là-dessus.

Au départ, j’ai eu ta soeur, c’était simple on fusionnait à merveille, tout ce dont elle avait besoin, j’en avais également besoin/envie. À ton arrivé, dans ma tête, ce serait pareil. Les bébés c’est synonyme de quatrième trimestre, de liens fusionnels avec sa mère, c’est la proximité, en tout cas c’est que j’avais lu et vécu. Je ne me rappelle pas avoir lu que parfois, il y a un travail à faire pour que ça clique.

Dès ta première semaine, tu as dictée la conduite à suivre. TES besoins étaient à l’opposés de ce que je connaissais des enfants. Lorsque j’ai voulu te bercer tout une journée, tu t’es mis à te débattre (je sais pas, si tu le sais, mais tu étais un bébé très fort), j’étais perdu, qu’es-ce que je dois faire ? Ta couche est propre, tu as bu, tu ne veux pas de suce, tu ne semble pas avoir mal mais tu te débat comme un diable dans l’eau bénite. Après une heure, je pleurais avec toi, je t’ai déposé, là tout seul dans le milieu de notre salon sur une petite doudou. J’allais seulement me chercher un verre d’eau, pleine de cette culpabilité si propre aux mamans. Ce ne serait pas long mon amour. Tu t’es calmer et endormi avant même que j’aie fait 3 pas. Toi, tu ne voulais pas de journée à se bercer. Toi, tu avais besoin de solitude pour dormir. Je dis souvent que tu n’as pas été bébé, pour cette raison entre autre, on ne pouvait pas te « catiner » comme le dit ta grand-mère.

Dans le porte-bébé, tu hurlais comme si je t’avais cassé le bras, pourtant tout était beau, j’en ai essayé trois à différents moments. Maintenant, je comprends mieux, tu est tellement actif physiquement, que pour toi c’est un non sens d’être strappé sur le dos de quelqu’un, TU dois découvrir la vie par TOI-MÊME en tout temps.

Le bain, j’étais clairement de trop, tu voulais jouer, avoir l’espace pour toi, pour patauger. L’eau c’est ton élément, j’en ai donc profiter pour t’inscrire à la piscine, là où j’aurais la chance de partager un moment avec toi, sans que tu ne me repousse.

Si tu te blessais, tu ne voulais pas le sein, non le sein n’était pas un réconfort pour toi, seulement une source de nourriture, pourquoi boire quand j’ai mal, pourquoi boire quand je me réveille la nuit et trop rapidement pourquoi boire maintenant que je mange ?!?

On à quand même eu de beaux moments et ça enlevait en rien qu’on s’aimait tout les deux.

img_0193Maintenant, à 15 mois, j’avoue que parfois encore j’ai un peu de mal à te comprendre, ou à savoir comment réagir. Je dois l’avouer, papa est celui qui sait le mieux répondre à tes besoins. Tu lui ressemble beaucoup aussi, tout l’inverse de moi. Très indépendant, très actif, tu sais ce que tu veux faire et tu le fais seul. T’as besoin de liberté, de dehors, du calme si propre à ton père. Tu vas vite dans tout, tu est dur à suivre, ton médecin est sans cesse surpris. 9 mois tu marchais très solidement, 15 mois tu dis plus d’une dizaine de mot, compte jusqu’à 2 et vas chercher ce dont tu as besoin avec ton petit banc. Tu es si merveilleux à voir aller et j’ai la chance d’être celle qui te vois chaque jour évoluer à vitesse folle. Mais tu es mon opposé et je suis encore maladroite sur la façon d’agir avec toi.

Tout ça pour t’avouer mon petit viking, que ça m’aura pris un temps pour connecter avec toi. Et ça, ce fut difficile pour mon coeur de maman. Maintenant je comprends mieux tes réactions, je ne tente plus de te prendre lorsque tu te fais mal, je te relève et tapote tes fesses pour que tu reparte de plus belle. Je sais que lorsque tu le décide tu me colle fort fort, ça dois venir de toi tout simplement. J’accepte que la nuit, tu as besoin du calme de ton père plutôt que du sein de ta mère pour te rendormir.

Je savais déjà qu’on ne pouvait connecter avec tout le monde, mais avec son propre enfant je croyais que c’était instantané. Eh bien non, il faut parfois apprivoiser notre bébé, l’observer et accepter de modifier nos réflexes pour ne pas le brimer.

Je sens qu’avec toi ce sera toujours différent, on s’aimera toujours, mais tu seras plus libre, plus indépendant et je devrai régulièrement me résonner.

Je suis fière de toi, Vladoux. Tu iras loin, mais reviens te blottir à l’occasion.

xx
Maman

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